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La ferme Pussemier associe génétique, robot de traite et confort pour un élevage performant et à taille humaine

Lait Robot de traite Transformation 19 janvier 2026

La ferme Pussemier associe génétique, robot de traite et confort pour un élevage performant et à taille humaine

La ferme Pussemier a été établie en 1904. Jonas Pussemier est actuellement la quatrième génération à la tête de cette exploitation polyculture-élevage située à Ophain-Bois-Seigneur-Isaac (Brabant wallon). Celle-ci se distingue par ses vaches Holstein à haute valeur génétique. C’est la vache Maxima de Bois Seigneur (Chief) EX 94 qui fait la fierté de cet éleveur. Celle-ci a produit 21 450 litres de lait en 305 jours.

Grâce à une étable confortable et à son robot de traite M²erlin de Fullwood JOZ, la production laitière est passée de 500 000 litres en 2015, à 800 000 litres aujourd’hui. Cette exploitation, qui réalise également de la vente directe de ses produits laitiers, a délibérément opté pour une approche à petite échelle, ce qui permet de connaître personnellement chaque animal et de lui donner la possibilité de se développer de manière optimale. “Le travail avec le vivant est passionnant. C’est l’élevage du petit veau jusqu’à la vache qui me passionne”.

Un troupeau à haute valeur génétique

“Mon grand-père trayait avec un système de pipeline et ne faisait pas de sélection”, nous explique Jonas Pussemier en guise d’introduction. “Mon père a ensuite souhaité développer l’élevage, car cette activité permettait d’avoir un revenu mensuel. C’est ainsi qu’il a construit une nouvelle étable en 1983. Des génisses de la race Holstein ont été achetées aux Pays-Bas. Mon père a ensuite commencé à suivre des cours sur l’insémination artificielle et il souhaitait améliorer la valeur génétique de son troupeau”.

“Grâce à une connaissance, il a découvert les belles vaches. Lors d’une vente aux enchères au Canada en 1989, il a fait un essai d’investissement en achetant en copropriété Comestar Laurie Sheik. Il s’est avéré que cette vache a eu une très grande influence sur la génétique Holstein actuelle. La transmission s’est révélée très efficace, aussi bien par la voie femelle que par la voie mâle”. Des embryons ont été envoyés en Europe, ce qui a permis à la ferme Bois Seigneur Holstein d’améliorer la valeur génétique de son troupeau. “Nous avons beaucoup utilisé la voie femelle en Belgique. Actuellement, 70 % du troupeau est issu de cette vache”.

En 1991, une nouvelle étable a été construite. Suite aux règles liées aux quotas, le troupeau était scindé en deux. “Avec le changement des normes, il a ensuite été possible de rassembler tous les animaux au même endroit. Il y avait alors 50 vaches dans l’étable et les animaux disposaient chacun de moins de 4 m²”. Cela provoquait des accidents liés au manque d’espace et entraînait également d’autres problèmes, notamment des mammites.

Une étable confortable, lumineuse et visible

Jonas reprend en 2015, la moitié de l’exploitation. “Je suis un fan de génétique, mais la traite est une activité qui ne m’attire pas plus que ça. J’ai d’abord envisagé l’installation d’un robot à la place de l’ancienne salle de traite en épis 2×6. Après réflexion, il a été décidé de construire une nouvelle étable à la place des anciens silos. Cela permettait d’avoir une installation mieux adaptée au robot, tout en offrant un meilleur confort, de la luminosité et une bonne visibilité de l’étable”. De cette manière, la cour historique de la ferme, qui était auparavant la ferme du château voisin, est préservée. “De plus, cela permet de créer une relation logique entre les deux étables. La construction a débuté en 2017 et le robot a été mis en route en décembre 2017”.

Au niveau de l’équipement de l’étable, on retrouve des cornadis de type suédois. “Ils sont plus bas, ce qui permet d’avoir une bonne visibilité sur les vaches”. On retrouve également des logettes creuses paillées. “Je ne souhaitais pas une aire paillée, car cela salit le pis. Comme ma maman fabrique du fromage au lait cru, cet aspect est important. Même si les brosses présentent sur le robot nettoient le pis, je ne souhaitais pas prendre de risque. De plus, une aire paillée est gourmande en paille. D’un autre côté, je ne souhaitais pas de tapis, car le frottement avec les jarrets provoque de gros jarrets”. L’exploitant s’est donc rabattu sur un système de logettes creuses paillées. ”C’est plus de boulot, mais cela offre un bon confort aux vaches. En plus, elles restent propres”. Les parties de l’étable sur caillebotis sont nettoyées grâce à un robot racleur en provenance de chez Lely.

L’étable est aussi équipée de ventilateurs. “Ils ont été installés 3 années après la construction. J’avais remarqué une baisse de la production lors des périodes chaudes. Avec les ventilateurs, cette baisse de production ne se remarque plus. Ils sont allumés dès que la température dépasse 17°C. Au total, ils fonctionnent 6 mois par an. C’est un investissement très rentable qui a réellement été amorti en 3 ans”. En 2023, Jonas a repris le reste de l’exploitation et il la détient depuis à 100 %.

La famille Pussemier a opté pour une étable confortable, lumineuse et visible, propice à l’expression des performances.

Robot de traite M²erlin de Fullwood JOZ

Le robot M²erlin de Fullwood JOZ est installé depuis maintenant 8 ans. “J’ai choisi ce robot, car mon installation de traite précédente provenait déjà de chez Rommelaere nv. J’ai hésité avec d’autres marques, mais les visites d’autres exploitations ayant ce robot m’ont convaincu. Le plus gros avantage de la traite robotisée est que la traite est réalisée quartier par quartier et plusieurs fois par jour. Il n’y a pas de surtraite et donc moins de mammites”.

Le robot identifie chaque vache grâce à un podomètre placé sur leur patte avant. “Actuellement, le robot effectue 176 traites par jour, ce qui correspond à une moyenne de 2,7 traites par jour et par vache”. Malgré la présence du robot, l’éleveur a augmenté ses contacts avec ses animaux. “Je suis souvent dans l’étable pour observer les animaux. Le robot permet de respecter les vaches. Le troupeau est plus calme et il n’y a pas de rythme imposé. Chaque animal trouve son rythme sur 24 h”. Le robot a aussi comme avantage d’accroître la flexibilité du travail de l’éleveur. “Le robot permet une meilleure flexibilité, ce qui est un plus pour la vie de famille. Cela rend également le travail moins physique”.

“Le robot est simple et fabriqué en inox. Il est aussi silencieux, ce qui est reposant pour les vaches. L’écran est intuitif et il donne des informations utiles. Ce que j’apprécie également, ce sont les deux sorties possibles pour les vaches”. Cela permet donc au M²erlin d’avoir aussi un rôle de porte de tri. “On peut aussi prendre la main sur le robot. Par exemple, si une génisse a un gros œdème au niveau de la panse, il est possible de brancher la griffe manuellement. Pour moi, c’est un gros avantage. De plus, on a de la place pour intervenir sur la mamelle quand la vache est dans le robot. C’est par exemple pratique pour le tarissement, car la vache reste dans ses habitudes”.

Jonas Pussemier insiste sur l’importance d’entretenir son robot. “Je réalise les entretiens avec mon frère qui est électromécanicien. Cela renforce mon autonomie, car on sait réparer la machine nous-mêmes. Rommelaere nv ne pousse pas à la souscription d’un contrat d’entretien et c’est pour moi un point positif. C’est une machine qui travaille en continu et qui n’a que très peu de pannes. C’est très fiable, mais il est important de bien suivre les entretiens. Il sera amorti après 10 ans de travail. Je souhaite le garder plus de 10 ans, car c’est après cette période qu’il va me rapporter de l’argent. Mais d’ici quelques années, les technologies seront peut-être plus avancées, comme l’intelligence artificielle et qui sait, je serais alors peut-être tenté de le remplacer”.

Un environnement propice à l’expression des performances

L’environnement de l’exploitation permet aux vaches d’exprimer pleinement leur potentiel. En plus d’une étable lumineuse, ventilée et isolée, les vaches ont un accès à une aire de promenade en extérieur. “L’étable s’apparente à un hôtel 5 étoiles pour les vaches. Elles ne sortent finalement que pour se dégourdir les pattes”.

Maxima de Bois Seigneur (Chief) EX 94 est la septième génération issue de Black Laure de Bois Seigneur, championne nationale à Agribex en 1996. Cette vache hautement productive a réalisé une production de 21 450 litres en 305 jours. Sa production quotidienne moyenne est de 71,5 litres. Elle a établi un nouveau record d’exploitation de 80 litres de lait en 24 heures après seulement 47 jours en lactation. Son pic de lactation a été atteint à 64 jours de lactation avec une production journalière de 85,3 kg “Les autres vaches produisent en moyenne 11 000 kilos de lait par an. Maxima de Bois Seigneur (Chief) EX 94 est dans la même étable que les autres vaches, mélangée avec des animaux de tous les âges. Elle ne reçoit pas de traitement de faveur. Ses performances sont sûrement dûes à des gènes qui sont bien exprimés ensemble. Il n’y a pas de vache mieux classifiée qu’elle”.

“Ce qu’elle a hérité de son père et de sa mère ainsi que son environnement ont fait que tous les gènes se sont bien mis pour elle. C’est une grande vache puissante et ouverte qui fait toujours quelque chose. Soit elle rumine, elle mange, elle est au robot de traite ou elle dort. Il n’y a pas de temps morts. C’est une vache qui allie beauté et utilité. Il s’agit d’une exception à savourer”.

Génomique et longévité

Lors du bouclage des veaux, l’échantillon prélevé est utilisé pour vérifier l’absence de BVD (diarrhée virale bovine). Ce dernier est également séquencé. “L’utilisation de la génomique permet de faciliter les accouplements. Cela apporte des données qui permettent d’avancer plus vite. Le coût du séquençage est assez faible. C’est donc un investissement rentable”. Notons également que l’insémination est réalisée essentiellement avec des doses sexées.

Jonas Pussemier mise également fortement sur la longévité des animaux. “Mon but est de garder les vaches le plus longtemps possible. C’est seulement après 2,5 vêlages et 3,5 ans que les vaches commencent à rapporter de l’argent. Je joue donc sur le confort de mes animaux, pour augmenter leur longévité. Par exemple, j’ai une vache qui en est à sa 11ième lactation et a 12 ans”.

Une exploitation à taille humaine

À la ferme Pussemier, chaque animal a un nom, ce qui renforce le caractère familial. “Cela plaît à mes deux enfants de 5 et 3 ans. Les vaches sont de réels membres de la famille pour moi”. De plus, les 100 ha de cultures de l’exploitation permettent d’atteindre une autonomie en ce qui concerne les fourrages grossiers. “Je cultive une centaine d’hectares, dont 6 ha de prairies permanentes pour les vaches et 8 ha en plus pour les génisses, des prairies temporaires et du maïs. J’implante aussi du froment et des betteraves sucrières. Mon système est une ferme logique. Malheureusement, ça tend à disparaître”.

“J’ai toujours environ une soixantaine de vaches à la traite. La gestion de l’étable, des cultures et de mon élevage est un travail à temps plein. Je trouve qu’il est important de rester à taille humaine. Par rapport à une grosse exploitation, mes coûts fixes sont plus grands, c’est pourquoi il est important de se diversifier. Certaines primipares ainsi que des embryons sont mis en vente. La vente de la génétique, de nos produits en vente directe et de notre lait ainsi que les revenus issus des cultures permettent à l’exploitation d’être rentable tout en restant à taille humaine”.

Vente directe

Chez la famille Pussemier, la vente directe de produits laitiers ainsi que leurs transformations n’est pas quelque chose de nouveau. “Ma Maman a commencé la fabrication de fromages dès le début des années 1990. D’autres produits dérivés comme les glaces et yaourts ont rapidement suivi. Le magasin est resté à taille humaine. Il était géré par ma Maman, sans personnel. Cela nous permettait d’avoir une rentrée d’argent par l’addition de petits montants obtenus grâce aux achats de nos clients. Face à un prix du lait parfois compliqué, la vente directe est un atout”.

Cette exploitation a aussi été la première en Wallonie à installer un distributeur automatique de lait. “Il a été installé en 2009, suite à la crise du lait. Environ 50 litres de lait sont vendus chaque jour au distributeur. Ainsi, cela correspond à la production de 2 vaches, valorisées à un prix correct. Le travail que nécessite le distributeur n’est pas très important, c’est environ 30 minutes tous les trois jours”.

M. Pussemier a également récemment débuté la vente d’œufs en achetant un poulailler mobile. “Les clients s’adaptent à nos productions. Par exemple, pendant le vide sanitaire, nous n’avons pas d’œufs et les clients le comprennent. Quand les poules sont en fin de production, nous avons un partenariat avec une boucherie qui transforme les volailles pour en faire du vol-au-vent que nous proposons ensuite dans le magasin”.

Depuis le mois de septembre, une personne a été engagée pour s’occuper du magasin à temps plein. “Nous transformons notre lait en fromages à pâte dure, en glace, yaourts ou encore en fromage frais. Nous faisons aussi des gaufres par exemple. Pour étoffer encore la gamme, nous faisons appel à d’autres producteurs qui proposent des chips, du chocolat, des pommes de terre, etc. Cela permet aux clients de pouvoir acheter des produits diversifiés”. Actuellement, environ 10 % de la production laitière est vendue en direct, mais cela représente un revenu non-négligeable. “C’est pourquoi je préfère développer cette activité, plutôt que d’agrandir l’exploitation et faire plus. À l’avenir, je souhaite garder un bon niveau génétique et développer la vente directe. J’ai trouvé un équilibre et je suis satisfait de ce que j’ai”.

Texte : Antoine Van Houtte · Photo d’ouverture : Guillaume Moy · Illustrations : Antoine Van Houtte

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