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Les innovations pour la protection insecticide et fongicide des betteraves

Betteraves Cultures industrielles Phytopathologie Phytopharmacie 3 février 2026

Les innovations pour la protection insecticide et fongicide des betteraves

En 2026, la protection des betteraves sucrières et fourragères évolue avec l’arrivée de nouveaux outils, à commencer par l’introduction du Buteo Start dans l’enrobage des semences. Cette innovation, combinée à de nouvelles solutions foliaires contre les pucerons et à des avancées dans la gestion des maladies foliaires, renforce les stratégies permettant de garder une culture saine. 

Les journées techniques sont l’occasion pour l’IRBAB de faire le point sur l’efficacité de ces nouveautés, leurs conditions d’utilisation et les bonnes pratiques à adopter pour concilier performance, durabilité et respect des seuils d’intervention.

Un nouvel insecticide dans l’enrobage des semences

En 2026, un nouvel insecticide pour le traitement des semences peut être inclus dans l’enrobage des semences de betteraves sucrières et fourragères. Il s’agit du Buteo Start, contenant la matière active flupyradifurone. En pratique, celui-ci est associé avec Force (téfluthrine) dans les enrobages. Selon André Wauters, le traitement des semences présente un avantage majeur : “Il évite les traitements en plein champ, qui touchent surtout le sol dans les premiers stades de la culture, où l’efficacité est limitée”. Le traitement des semences permet ainsi de positionner les matières actives exactement là où elles sont les plus efficaces.

Cette nouveauté permet de lutter contre les attaques des ravageurs souterrains et aériens. “Pour lutter contre les ravageurs aériens dans les stades précoces, de deux à quatre feuilles, Force n’a pas d’action, mais Buteo Start en a une. Il permet de lutter contre les altises et les atomaires. Avant le stade quatre feuilles, il ne faudra donc pas pulvériser de pyréthrinoïdes en culture de betteraves. Les pyréthrinoïdes ont aussi une action sur les auxiliaires qui détruisent naturellement les pucerons”.

Officiellement, Buteo Start n’a pas d’effet sur les pucerons. Pourtant, il s’agit d’un produit systémique. L’IRBAB a donc mis en place des essais en chambre climatisée et en champs pour étudier les effets du Buteo Start sur les pucerons verts. Il en ressort que les pucerons sont totalement maîtrisés depuis le stade cotylédonaire jusqu’au stade deux feuilles. “À partir du stade quatre feuilles de betteraves, il y a quelques pucerons qui ne sont pas contrôlés. On arrive alors au maximum de l’efficacité du traitement de semences sur les pucerons. On atteint la fin de la rémanence du produit contenu dans l’enrobage à partir du stade 4 feuilles […]. Buteo Start a donc une efficacité sur les pucerons jusqu’au stade deux feuilles au minimum”. 

La maîtrise des pucerons 

De plus, il y a d’autres nouveautés concernant la lutte contre les pucerons. Deux nouveaux insecticides foliaires à pulvériser ont été introduits sur le marché. Il s’agit de Sivanto Prime (flupyradifurone) et Gazelle 120 SL (acétamipride). “Le Sivanto Prime a la même matière active que le traitement de semences Buteo Start. Il peut être appliqué une fois, avec une dose maximale de 0,25 kg flupyradifurone/12 mois. Même en utilisant à la fois le traitement de semences Buteo Start et le Sivanto Prime, on ne dépasse pas cette dose maximale et donc cela ne pose pas de problème”.

Le Gazelle qui a déjà pu être utilisé précédemment, est désormais agréé sous forme de concentré Soluble “Il s’agit d’une formulation liquide qui peut être appliquée une fois par saison. S’il est pulvérisé avant le stade 9 feuilles de betteraves, le produit ne peut être administré qu’une seule fois sur 24 mois. S’il est appliqué après, il peut alors être utilisé tous les ans”. 

Quelle est l’efficacité des insecticides ?

À côté de ces deux nouveaux produits, le Teppeki (flonicamide) reste également autorisé. “Au niveau de l’efficacité des trois produits, on remarque que Gazelle 120 S diminue rapidement les populations de pucerons, dès 3 jours après le traitement. Ils ont tous les trois une efficacité similaire. Sivanto Prime a une rémanence plus courte qui n’excède pas les 10 jours après traitement. 17 jours après les traitements, la performance de Gazelle 120 SL et Teppeki diminue. Il y a donc une limite d’efficacité de deux semaines. Gazelle 120 SL et Teppeki protègent mieux en ce qui concerne la transmission de jaunisse”. 

Lutter uniquement si nécessaire 

La lutte contre les pucerons ne doit bien sûr pas être systématique et il convient de respecter les seuils de traitements. Au moins deux pucerons verts doivent être présents sur 10 plantes. Pour lutter contre les pucerons, il faut avant tout mettre en place des méthodes de lutte prophylactiques pour maîtriser les réservoirs viraux. Il est recommandé d’enfouir les betteraves ayant survécu sur les parcelles ainsi que dans les cordons de déterrage. Les repousses de betteraves présentes dans les parcelles au printemps sont des sources d’infection à combattre. “Les plantes de phacélies sont des hôtes pour les pucerons et les virus. Il faut donc détruire les phacélies présentes dans les engrais verts avant les semis”.

Mentionnons aussi l’option d’une association d’orge avec les betteraves. “Ce n’est pas agronomiquement facile à gérer. C’est efficace, mais il faut détruire l’orge avant le stade 4 feuilles de betteraves avec un herbicide anti-graminée”. Enfin, les levées hétérogènes compliquent aussi la lutte contre les pucerons.

Les maladies foliaires

Les principales maladies foliaires qui peuvent impacter la betterave sont la cercosporiose, la rouille, la ramulariose et l’oïdium. Mais la plus impactante reste la cercosporiose. “Quand il y a des taches sur les feuilles, c’est irréversible. Les traitements ont uniquement pour but de ralentir la progression de la maladie”.

La mise en place de méthodes de lutte prophylactiques a donc toute son importance. “Au plus les rotations sont longues, au moins il y a de risques. L’infection primaire est liée à la parcelle. Il faut éviter les parcelles ayant un microclimat chaud et humide, car cela augmente les risques. L’élimination des réservoirs et des résidus de betteraves par le labour a aussi une importance. Le choix variétal est aussi un point d’attention. La tolérance variétale pour la cercosporiose est quelque chose qui est bien au point. Elle permet de réduire le nombre de traitements à réaliser pour garder une culture saine”. Néanmoins, pour éviter le contournement de la tolérance variétale, il est nécessaire de toujours traiter. “Quelle que soit la variété, les fongicides restent indispensables pour éviter le contournement de la tolérance”.

La maladie foliaire la plus importante pour la culture de betteraves est la cercosporiose.
La maladie foliaire la plus importante pour la culture de betteraves est la cercosporiose.

Traiter dès les premiers symptômes

Pour garder des parcelles saines, il faut traiter dès les premiers symptômes tout en respectant les seuils d’intervention. “Un traitement préventif n’a pas de plus-value. Démarrer trop tard a aussi un impact sur le rendement”, détaille Dorien Vanderveken. Il faut ensuite observer l’évolution de la maladie deux semaines après la pulvérisation. “En fonction de la météo, un intervalle de 2 à 3 semaines entre les traitements permet généralement d’éviter les pertes. Cela dépend aussi de la pression en cercosporiose. En réalité, il n’y a pas de règle universelle”.

Il est donc intéressant de s’appuyer sur les avertissements de l’IRBAB. “Pour 2026, le modèle Cercobet sera ajouté à la plateforme Agromet.be. Il va permettre de prévoir les infections en se basant sur les prévisions météorologiques. En introduisant la localisation de la parcelle, la date de fermeture des lignes et les moments où ont eu lieu les éventuels traitements, on obtient un modèle”. Enfin, il ne faut plus traiter 45 jours avant la date d’arrachage planifiée, car cela n’a plus d’intérêt financier. 

Alterner et combiner les matières actives

“Les applications de fongicides sont en augmentation. L’année dernière, ce sont deux à trois traitements qui ont été appliqués dans la majorité des cas. L’augmentation de ces applications accroît le risque d’apparitions de résistances”. L’IRBAB conseille donc de bien alterner et combiner les matières actives et modes d’action et de ne pas réduire les doses. Ces précautions ont pour objectif d’éviter l’apparition de résistances et garder une efficacité durable des fongicides. Pour y parvenir, deux nouveaux fongicides sont disponibles pour la saison culturale 2026. Il y a tout d’abord le Maganic qui est une combinaison de deux triazoles (difénoconazole et prothioconazole). Il y a également Cortina qui est basée sur une seule matière active, le prothioconazole. 

Le cuivre présent dans les engrais foliaires apporte aussi une efficacité supplémentaire dans la lutte contre la cercosporiose. “Bien que le cuivre ne soit pas autorisé en Belgique comme fongicide, il est présent dans beaucoup d’engrais foliaires […]. D’après nos études, il apporte une valeur additionnelle. En pratique, on remarque que déjà 31 % des agriculteurs en ajoutent dans la bouillie en même temps que le premier traitement”. Il convient néanmoins de faire attention aux risques de brûlures foliaires qui peuvent apparaître à la suite de l’application.

Informations données à titre indicatif. Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée. Consultez toujours les conditions d’utilisation sur le site Phytoweb avant d’appliquer tout produit phytopharmaceutique et respectez toutes ces conditions même si les étiquettes des produits présents sur le marché ne sont pas encore adaptées à ces nouvelles dispositions. Les distributeurs et conseillers sont priés de fournir les informations mises à jour aux utilisateurs.

Texte et illustrations : Antoine Van Houtte

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