Si la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) semble sous contrôle, force est de constater que la lutte n’est pas totalement terminée et que la maladie n’a pas encore été éradiquée en Europe. On rappelle que seule l’importation d’animaux vivants issus de régions proches de zones précédemment infectées peut introduire la DNC en Belgique.
Trois nouveaux foyers de la maladie sont apparus en Sardaigne, où le dernier cas remontait à novembre 2025. Malgré la campagne de vaccination, des animaux infectés asymptomatiques ont probablement persisté durant la période hivernale, correspondant à une baisse de l’activité des vecteurs. La remontée des températures et la reprise de l’activité vectorielle augmentent logiquement le risque de résurgence de la maladie dans les zones où le virus a circulé en 2025.
Par ailleurs, l’assouplissement progressif des mesures de restriction des mouvements dans les zones précédemment touchées, combiné à la recrudescence des infections liée à l’activité vectorielle, accroît le risque de propagation du virus, à la fois au sein et en dehors de ces zones. Les prochaines semaines, où la reprise de l’activité des vecteurs coïncide avec un risque de circulation virale à bas bruit, en l’absence de foyers officiellement détectés, constituent véritablement le moment de tous les dangers en matière de propagation de la DNC vers des zones non touchées, comme la Belgique.
C’est pourquoi les autorités et l’ARSIA déconseillent vivement d’importer des bovins en provenance des pays actuellement ou récemment touchés par la DNC. Le cadre législatif, censé imposer la mise en quarantaine et le dépistage systématique des animaux importés de zones à risque pour la DNC, est plus que jamais nécessaire, mais se fait, par contre, toujours attendre.
Texte : ARSIA · Illustration : Michael Patching

