Éradiquée en Belgique il y a quelques années, la peste porcine africaine n’a pourtant pas disparu du paysage européen. Alors que le virus continue de circuler activement chez les sangliers, le risque d’un retour sur le territoire reste bien présent. Une situation qui impose de ne pas relâcher la vigilance.
Le virus atteint l’espèce porcine par contact direct avec un animal malade ou, dans une moindre mesure, par contact indirect avec un cadavre, un aliment d’origine porcine ou un environnement contaminé. Il provoque un syndrome hémorragique qui peut entraîner jusqu’à 100 % de mortalité dans ses formes aiguës.
En 2014, les autorités sanitaires ont détecté un premier foyer dans l’Union européenne, en Pologne, puis dans les pays baltes. La PPA est apparue en Belgique chez les sangliers en septembre 2018, et les autorités ont réussi à l’éradiquer au prix d’efforts considérables et de millions d’euros. Depuis 2020, l’expansion du virus s’est étendue vers l’ouest de l’Europe, touchant l’Allemagne (2020), l’Italie (2022) et l’Espagne (2025).
De nombreux foyers en Europe
Selon le dernier Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale du 8 avril 2026 (Plateforme ESA), depuis le 1er juillet 2025, 775 foyers domestiques et 7 500 cas sauvages ont été détectés en Europe. L’incidence mensuelle se maintient à un niveau élevé dans le compartiment sauvage, avec 811 cas détectés au cours des quatre dernières semaines, dont de nombreuses détections en Italie (112), en Allemagne (85), en Pologne, en Lituanie et en Roumanie. Dans le compartiment domestique, elle demeure faible et stable, avec 22 foyers.

Un risque de réapparition en Belgique ?
Le risque de réapparition reste toutefois actuellement bien présent chez nous. Le danger est réel pour la Belgique. La seule façon d’empêcher son introduction dans une exploitation est la mise en place de mesures strictes d’hygiène et de biosécurité.
Sources : ARSIA et plateforme ESA

