Alors que la grippe aviaire est bien présente dans le nord du pays et touche traditionnellement les oiseaux, des cas observés chez des vaches laitières aux États-Unis soulèvent de nouvelles questions sanitaires. Bien qu’aucune infection n’ait été détectée à ce jour chez les bovins en Europe, la situation appelle à la vigilance.
Jusqu’à présent, aucun anticorps contre la grippe aviaire n’avait été détecté chez les bovins laitiers en Europe. Aux États-Unis, en revanche, plusieurs foyers de grippe aviaire chez des vaches laitières ont été constatés depuis mars 2024. Il s’agissait d’une variante du virus qui n’est pas présente en Europe.
Comment les bovins peuvent-ils être contaminés ?
Les bovins peuvent contracter l’infection par :
- un contact avec des oiseaux infectés,
- des installations de traite ou du matériel contaminés,
- l’alimentation avec du lait cru contaminé.
La période d’incubation est de 12 à 21 jours. Les vaches excrètent principalement le virus via le lait. Il est donc important de ne pas donner le lait de vaches atteintes de mammite à d’autres animaux, tels que les veaux ou les chats.
Symptômes chez les vaches laitières
Les symptômes sont souvent non spécifiques et peuvent ressembler à une mammite aiguë. Les plus fréquents sont :
- une baisse soudaine de la production laitière,
- un lait épais ou décoloré (rose, jaune ou brun),
- de la fièvre et une diminution de l’appétit,
- parfois des troubles respiratoires.
En moyenne, 10 à 15 % des vaches laitières d’une exploitation infectée présentent des signes cliniques. La majorité des vaches guérissent et retrouvent progressivement leur niveau de production initial.
Risque actuel faible pour la santé publique
La grippe aviaire est une zoonose, c’est-à-dire une maladie pouvant être transmise entre les animaux et l’homme. Une contamination humaine peut survenir par contact avec des liquides corporels infectés ou par la consommation ou la manipulation de lait cru.
Selon l’Institut nérlandais de la santé publique et de l’environnement (RIVM), le risque pour la population générale est, sur la base des données actuelles, très faible. Le lait pasteurisé est sûr pour la consommation. Aux États-Unis, les autorités sanitaires ont toutefois signalé des cas d’infection humaine après un contact avec des bovins infectés. Le Bureau d’évaluation des risques et de recherche (BuRO) de l’Autorité néerlandaise de sécurité alimentaire et des produits de consommation confirme que la pasteurisation inactive complètement le virus de la grippe aviaire. Les autorités sanitaires déconseillent donc la consommation de lait cru et de produits à base de lait cru provenant de vaches infectées.
Source : LTO

