Après une période d’accalmie durant les fêtes de fin d’année, la situation IBR en Flandres, notamment dans les étables de négoce, s’est fortement dégradée durant le mois de février et est de nouveau très instable.
L’ARSIA nous informe que des signes cliniques très évocateurs de l’IBR ont été signalés dans deux troupeaux de la province du Hainaut suite à l’introduction de bovins en provenance de Flandre, où 5 nouveaux foyers viennent d’être détectés. Dans le cas de ces 2 nouvelles contaminations, l’infection a pu se propager au reste du troupeau malgré la mise à l’isolement suite à une évasion dans un cas et probablement via le robot de traite dans l’autre cas.
Par ailleurs, contrairement aux souches qui circulaient majoritairement en Wallonie dans les années 2010, les souches actuelles provoquent des troubles respiratoires typiques de rhinotrachéite infectieuse à savoir de la fièvre, de la toux et des éternuements. L’ARSIA rappelle qu’un bovin infecté par ces souches est capable en toussant ou éternuant, d’envoyer des gouttelettes de mucus chargées en particules virales à ± 5 mètres de distance et peut ainsi contaminer d’autres bovins qui sont loin d’être à portée de mufle…
Recommandations
C’est pourquoi, l’ARSIA fait les recommandations suivantes aux troupeaux indemnes :
– En cas de symptômes respiratoires (toux, écoulements nasaux, fièvre, etc.), il faut contacter immédiatement son vétérinaire pour réaliser un écouvillon nasal pour dépistage du virus de l’IBR.
– Éviter les achats de bovins, en particulier les achats de vaches en production, qu’il est plus difficile de mettre à l’isolement
– Si des achats sont indispensables :
- Réaliser les deux prises de sang dans les délais requis.
- Privilégier les achats dans les troupeaux wallons certifiés indemnes avec transport direct depuis l’exploitation d’origine vers votre troupeau ;
- Éviter d’acheter des bovins par l’intermédiaire de négociants ou de transporteurs, en particulier si les bovins proviennent de Flandres
- Appliquer une quarantaine stricte à l’arrivée des animaux
– Aucun contact physique avec le reste du troupeau ;
– Volume d’air séparé ;
– Pas de passage de bovins à proximité ;
– Ne pas acheter si l’exploitation ne permet pas la quarantaine stricte.
Envisager une vaccination ?
L’ARSIA rappelle que les mesures de biosécurité reprises ci-dessus sont 100 fois plus efficaces et 1 000 fois moins coûteuses que la vaccination pour protéger les troupeaux indemnes des contaminations par l’IBR.
En effet, la vaccination est incapable d’empêcher l’infection d’un troupeau indemne. Par ailleurs, elle est légalement incompatible avec le statut de troupeau « indemne d’IBR ». Sa mise en œuvre conduit donc à la dégradation immédiate du statut IBR du troupeau vers le niveau « Assaini » dont le maintien annuel est basé sur un bilan complet au lieu d’un sondage sur une trentaine de bovins.
Texte : ARSIA

