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Importations de bovins : quels enjeux sanitaires pour la Belgique ?

Maladie animale Zootechnie 13 février 2026

MPORTATIONS EUROPÉENNES DE BOVINS EN BELGIQUE

En Belgique, les importations ont fortement augmenté en 2025, soulevant des interrogations quant à leurs impacts sanitaires sur nos cheptels. Les échanges intracommunautaires de bovins au sein de l’Union européenne (UE) concernent chaque année plus de 4 millions d’animaux destinés à l’élevage, à l’engraissement ou à l’abattage. Au sein de cet article, l’ARSIA fait le point sur la situation.

En 2025, la Belgique a importé 75 265 bovins, contre 50 400 en 2024, soit une augmentation de 49 %. Cette progression concerne principalement des animaux en provenance d’Allemagne, de France, de République tchèque et du Danemark. Elle s’inscrit dans un contexte de marché européen très ouvert, où la Belgique occupe une position centrale, avec une industrie de transformation importante et une production nationale parfois insuffisante ou spécialisée.

Nombre de bovins sur pied importés en Belgique en 2024 et 2025

Parallèlement, les importations de veaux sont en nette augmentation, notamment depuis l’Allemagne, dans le cadre du développement de la filière des veaux rosés. Souvent issus de races mixtes ou laitières, ces veaux sont élevés sous la mère ou nourris au lait avec un complément d’herbe et de céréales jusqu’à l’âge de 8 à 12 mois.

Importations de veaux en Belgique en 2024 et 2025

En Wallonie, les importations de bovins français ont plus que doublé en 2025, alors même que la DNC et la MHE circulent activement en France, ce qui renforce l’importance de la sensibilisation des acheteurs.

Nombre de bovins sur pied importés (hors veaux d’engraissement) en Wallonie, en 2024 et 2025

Raisons structurelles et économiques

Plusieurs facteurs expliquent ce recours accru aux importations :

  • des différences de coûts de production entre États membres ;
  • un jeu simultané d’importations et d’exportations ;
  • l’adaptation à la demande des consommateurs et de la restauration ;
  • la nécessité de compléter l’offre nationale.

Ces éléments favorisent l’entrée de bovins étrangers, souvent à des conditions économiques compétitives.

Un cadre réglementaire strict mais incomplet

Les échanges de bovins dans l’UE sont encadrés par le règlement (UE) 2016/429 relatif à la Loi sur la santé animale. Les importations doivent être accompagnées de certificats sanitaires, avec des contrôles vétérinaires réalisés avant le départ dans le pays d’origine. Le système européen TRACES permet d’assurer la traçabilité et le respect des normes sanitaires.

Cependant, ces obligations ne concernent que certaines maladies listées par la législation européenne. Des pathologies non reprises, telles que la besnoitiose, ne sont donc pas couvertes par ces contrôles. Selon la maladie, l’origine des animaux et leur destination (abattage, engraissement ou élevage), des mesures complémentaires peuvent être exigées (tests, quarantaine, vaccinations). Malgré tout, ces contrôles réduisent les risques sans pouvoir les éliminer totalement.

La circulation accrue d’animaux augmente donc le risque d’introduction de pathogènes, y compris exotiques, avec des conséquences potentielles pour la santé animale et la biodiversité.

Quels sont les risques pour nos élevages ?

Si les importations intracommunautaires de bovins jouent un rôle central dans le marché européen, elles représentent également un enjeu sanitaire important pour les élevages belges. À plus long terme, l’évolution des accords commerciaux internationaux (tel que l’accord Mercosur-UE) suscite également des inquiétudes quant aux normes sanitaires et environnementales applicables aux produits importés.

Certaines maladies majeures (IBR, BVD, brucellose, tuberculose, leucose) sont intégrées dans la réglementation européenne, mais les garanties offertes lors des importations restent inférieures à celles des échanges nationaux. Le vice rédhibitoire relatif à certaines d’entre elles (IBR, BVD, etc.) n’est pas applicable aux importations. Un détenteur est donc mieux protégé lorsqu’il achète en Belgique.

Malgré le cadre sanitaire européen, des agents pathogènes continuent de circuler entre États membres. Les risques actuellement les plus préoccupants concernent :

  • la fièvre catarrhale ovine (FCO) ;
  • la maladie hémorragique épizootique (MHE) ;
  • la besnoitiose ;
  • la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ;
  • la fièvre aphteuse.

Les conséquences sanitaires et économiques peuvent être lourdes.

Focus sur certaines maladies

Fièvre catarrhale ovine (FCO)

La FCO est une maladie virale transmise par des insectes vecteurs, les culicoïdes. Elle provoque fièvre, troubles respiratoires et pertes de production.

Plusieurs sérotypes circulent en Europe. La France étant officiellement infectée par les sérotypes 4 et 8, l’introduction d’un bovin français en Belgique nécessite, pour ces deux sérotypes : un traitement insecticide à l’arrivée avec 14 jours de protection et un test PCR négatif (pour les sérotypes autres que le 3) ou une vaccination.

Maladie hémorragique épizootique (MHE)

Également transmise par les culicoïdes, la MHE s’est rapidement propagée entre 2023 et 2024 en Espagne, au Portugal puis en France (plus de 4 000 foyers). En l’absence de vaccin, elle représentait une menace majeure pour la Belgique. Une législation spécifique a donc encadré strictement l’arrivée des bovins provenant de zones à risque, incluant un dépistage obligatoire.

Depuis la mise sur le marché, en 2025, de vaccins permettant de prévenir la virémie, les conditions sanitaires ont été adaptées dans la législation européenne pour imposer un dépistage virologique et/ou une vaccination obligatoire avant le départ des bovins.

En Belgique, les opérateurs qui importent des bovins ou des cervidés depuis un pays à risque doivent avertir leur vétérinaire au minimum 48 heures avant l’arrivée des animaux. Celui-ci doit les examiner dans les 12 heures suivant leur arrivée et prélever des échantillons sanguins destinés à un test PCR de dépistage.

Besnoitiose bovine

Maladie parasitaire chronique et pratiquement incurable, la besnoitiose est largement répandue dans le sud de l’Europe. Afin d’éviter son introduction en Belgique, un dépistage obligatoire a été instauré en 2024 pour les bovins provenant de pays ou de troupeaux à risque.

Tout bovin « de contact » (détenu ou ayant été détenu dans un établissement en même temps qu’un bovin infecté ou qu’un bovin à risque non dépisté) doit être testé. Ces analyses sérologiques sont automatiquement intégrées dans les prises de sang réalisées lors d’un achat ou du maintien du statut IBR.

Dermatose nodulaire contagieuse (DNC)

Maladie de catégorie A, la DNC peut entraîner un abattage obligatoire, des restrictions de mouvements et de lourdes pertes économiques. Après des cas confirmés en Italie (Sardaigne et Lombardie) en juin 2025, la France a détecté un premier foyer en Savoie, suivi d’autres déclarations à la frontière espagnole.

L’incubation de la maladie est très longue (jusqu’à 5 semaines), mais les animaux sont déjà contagieux durant cette phase, alors que les signes cliniques ne sont pas toujours visibles ; de plus, ce virus est très résistant dans l’environnement. Sur de longues distances, il se transmet exclusivement par les mouvements d’animaux infectés ou de matériel contaminé (fumiers, colostrum, doses de sperme, croûtes, …), ou encore par les mouvements d’insectes piqueurs véhiculés en même temps que les bovins.

Les sorties de bovins en provenance des zones réglementées sont, bien entendu, interdites par la réglementation européenne. Le risque pour la Belgique n’est donc pas l’importation de bovins à partir d’une zone contaminée, mais plutôt à partir d’une zone non réglementée où le virus est déjà présent, mais n’a pas encore été détecté.

Par ailleurs, les tests de dépistage (par exemple un test PCR sur sang) appliqués à tous les bovins d’un foyer ne permettent pas toujours d’identifier avec certitude l’ensemble des animaux infectés par la DNC dans ce troupeau. En effet, chez un animal infecté en période d’incubation, le virus n’est présent dans le sang — et donc détectable au laboratoire — que durant une courte période (quelques jours).

Fièvre aphteuse

Cette pathologie figure parmi les pathologies majeures affectant la production et le commerce international des denrées d’origine animale, la sécurité alimentaire et le développement économique, tant
au niveau des petits éleveurs que dans les filières de production plus organisées.

Très contagieuse, cette maladie virale affecte les espèces domestiques et sauvages. Après un dernier foyer en Europe en 2011 (Bulgarie), le virus a resurgi début 2025 en Allemagne, puis en Hongrie et en Slovaquie. Les élevages concernés ont été assainis au prix de mesures drastiques de dépeuplement.

Or, en 2025, la Belgique a importé davantage de bovins en provenance de République tchèque, pays frontalier de la Slovaquie et de la Hongrie. La vigilance reste donc indispensable.

Évaluation globale du risque pour la belgique

  • Les importations intracommunautaires de bovins sont encadrées par la réglementation européenne.
  • Elles ne sont pas sans risques et demeurent un vecteur majeur d’introduction de maladies.
  • Les risques les plus préoccupants concernent la DNC, la fièvre aphteuse, l’IBR, la MHE et les différents sérotypes de FCO.
  • Toutes les maladies ne disposent pas d’un suivi vaccinal possible.
  • Vu le contexte épidémiologique actuel, notamment en France et dans certains pays d’Europe de l’Est, l’ARSIA déconseille fortement les importations en provenance de pays à risque.
  • Lorsque celles-ci ont néanmoins lieu, l’application rigoureuse des mesures de biosécurité est indispensable :
    • quarantaine stricte (minimum 30 jours) et respect des principes en matière de biosécurité ;
    • examens vétérinaires ;
    • protection contre les insectes ;
    • restrictions de mouvements ;
    • déclaration rapide en cas de suspicion.
La FCO-3 est de retour !

Source : Arsia

Illustrations : Collège des Producteurs

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