Malgré une nette amélioration de la qualité ces dernières années, la qualité de l’eau de boisson dans les exploitations laitières reste perfectible. Selon une étude manée aux Pays-Bas, pas moins de 44 % des échantillons d’eau analysés l’an dernier ont reçu une évaluation « moyenne » ou même « non-conforme » en raison d’une contamination bactérienne. Cela peut nuire à la production et à la santé animale.
« La tendance est positive, mais nous sommes encore loin du but », déclare Jeroen Koks, business manager Eau chez Royal GD. « Au cours des cinq dernières années, nous constatons une amélioration de la qualité de l’eau de boisson du bétail. Mais il reste encore une marge de progression dans près de la moitié des exploitations. Nous analysons l’eau pour détecter les contaminations et la présence de certaines substances. Les résultats peuvent être bons, moyens ou non conformes. »
44 % n’obtiennent pas un bon score
En ce qui concerne la contamination bactérienne, 56 % des échantillons obtiennent un bon score, 29 % un score moyen et 15 % un score non-conforme. « Si le score est moyen, il est fort probable que la qualité de l’eau vous fasse perdre des litres de lait. Une vache qui ingère inutilement des bactéries nocives dépense de l’énergie pour les éliminer. Une énergie qui devrait être consacrée à la production de lait. Et en cas de score non-conforme, il existe même un risque direct pour la santé des vaches. »
Une vache a besoin d’environ quatre litres d’eau pour produire un litre de lait. « Si une vache boit 5 % de moins parce que l’eau n’a pas bon goût, cela se traduit immédiatement par une baisse de production. Et c’est totalement évitable », explique Marion Veldman, collaboratrice de terrain chez GD. « Une eau moins appétente entraîne automatiquement une moindre consommation d’eau — et donc une ingestion moindre d’aliments, et par conséquent moins de lait », souligne-t-elle.
Des améliorations simples sont possibles
Il est conseillé aux éleveurs de contrôler régulièrement l’eau de boisson. « Avec des interventions relativement simples, on peut obtenir des gains importants. Une eau de boisson de qualité n’est pas un luxe, mais une condition de base pour des vaches en bonne santé et productives. »
De plus, les éleveurs peuvent eux-mêmes détecter de nombreux signaux concernant la qualité de l’eau de boisson. Le simple « test du verre d’eau » constitue un bon indicateur : prélevez un verre d’eau dans l’abreuvoir, observez-le, sentez-le et goûtez-le. Si l’eau n’est pas agréable pour l’éleveur, elle ne le sera pas non plus pour la vache.
Le contrôle du système entre la source et l’abreuvoir permet souvent déjà des améliorations. Des conduites affaissées, des zones mortes ou un nettoyage insuffisant des abreuvoirs sont régulièrement en cause. « Mais surtout, tout commence par l’observation de la vache », conclut Veldman. « Boit-elle avidement ou hésite-t-elle ? Le comportement d’abreuvement révèle souvent s’il y a un problème. »
Texte et illustrations : Gerben Hofman

