Aux Pays-Bas, à Emmeloord, VOF de Feijter cultive environ douze hectares de quinoa biologique. Le 7 septembre, l’exploitation récoltait sa deuxième parcelle de quinoa avec deux moissonneuses-batteuses, une John Deere T550i et une T560.
En ce qui concerne le battage, il n’y a rien de bien compliqué, selon le chauffeur : « Il suffit d’adapter légèrement les réglages, puisque le quinoa est nettement plus petit que le blé. En revanche, la barre de coupe reste la même », explique l’entrepreneur de travaux agricoles. « De plus, c’est agréable de pouvoir à nouveau travailler avec une moissonneuse-batteuse à cette période de l’année. »
Cultiver du quinoa
Cette parcelle de huit hectares a été réensemencée au printemps dernier et était donc arrivée à maturité plus tardivement. Le taux d’humidité de la récolte est quelque peu élevé, mais compte tenu des précipitations annoncées, le moment est venu de récolter le quinoa. « C’est pourquoi nous le coupons un peu plus haut », explique l’agriculteur Bert de Feijter. « Nous ne remplissons également les caisses qu’à moitié afin de pouvoir sécher plus rapidement le produit lors du stockage. De cette manière, cela fonctionne très bien. »
Le séchage
Depuis cette année, De Feijter assure lui-même le séchage du quinoa. « Cela nous offre davantage de flexibilité quant au moment de la récolte. En termes de coûts également, autant assurer nous-mêmes le séchage avec l’électricité produite par nos panneaux solaires. »
De l’air chaud est soufflé dans les caisses à l’aide de chauffages au propane, ce qui permet de porter la température du produit à 30°C. Le quinoa devrait probablement être suffisamment sec en quelques jours. À un stade ultérieur, le produit sera récupéré par le transformateur.

Se lancer dans la culture
Cette année, De Feijter cultive du quinoa pour la deuxième année consécutive, plus précisément une variété blanche. L’agricultrice Sjoukje de Feijter explique : « Nous voulions nous lancer dans une nouvelle culture qui contribue à améliorer le sol. Dans un premier temps, nous avions choisi le lin, mais en agriculture biologique, il n’était pas facile d’obtenir des fibres longues, ce qui pénalisait fortement la marge. Nous avons entendu parler du quinoa par l’intermédiaire de connaissances et avons commencé à nous intéresser à cette culture. »
« Le quinoa fait partie des cultures dites de repos et contribue ainsi à diversifier davantage la rotation. » Sur les 125 hectares de l’exploitation, sont également cultivés des épinards, du blé de printemps, des carottes, des haricots, des pois, des oignons, des pommes de terre, des chicorées et un mélange graminées-trèfle. Par le passé, le maïs doux et les potirons faisaient également partie de l’assolement.

« Une marge plus intéressante que le blé »
Jusqu’à présent, les agriculteurs sont satisfaits de la culture du quinoa. « C’est une belle culture à mettre en place », explique Sjoukje. « En début de saison, elle demande toutefois un peu plus de travail en matière de désherbage. C’est pourquoi nous avons semé en lignes cette année. En complément du binage et du passage de la herse, un désherbage électrique a été réalisé. Mais une fois que la culture a suffisamment couvert le sol, elle poursuit sa croissance sans nécessiter beaucoup d’interventions. Autre avantage : le quinoa ne souffre pas de la sécheresse et, durant cette année sèche, nous n’avons pas eu besoin d’irriguer. De plus, sa marge est plus intéressante que celle du blé. »

Texte et illustrations : Kim Sjoers

