La nouvelle arracheuse d’oignons APU 225 d’Agri Poppe a été développée autour du principe AP LIFT. Elle se distingue d’une arracheuse traditionnelle équipée d’un arbre d’arrachage. La profondeur d’arrachage de cette machine de 2,25 mètres de large peut être limitée grâce au système à disques et les disques entraînés hydrauliquement nécessitent moins de puissance de traction.
Pour son concepteur Bennie Poppe, cela permet à la fois de réduire la consommation de carburant et d’augmenter la vitesse d’arrachage.
Un poids réduit et moins de puissance de traction
Selon le constructeur, l’APU 225 est environ une tonne plus légère qu’une arracheuse conventionnelle comparable. L’absence d’un large arbre d’arrachage et d’une lourde structure latérale permet de construire la machine de manière plus compacte. Une grande partie du poids se trouve également juste derrière le relevage du tracteur. L’ensemble réduit le poids au relevage et rend, selon Poppe, l’arracheuse adaptée à une utilisation avec un tracteur relativement léger.
Au lieu d’un arbre d’arrachage horizontal, l’APU 225 utilise des disques entraînés qui soulèvent activement les oignons et le flux de terre. Dans les sols argileux lourds, la machine travaille avec trois disques. Directement derrière les disques extérieurs se trouvent des tambours d’alimentation hydrauliques en forme de pyramide. Ceux-ci extraient sans difficulté les touffes d’adventices coriaces ainsi que celles écrasées dans les passages de roues pour les diriger vers le premier tapis de tamisage.

Deux fois plus rapide qu’avec un arbre d’arrachage
La vitesse d’avancement de l’Agri Poppe APU 225 se situe autour de 7 à 8 km/h. “Elle est donc approximativement deux fois supérieure à celle d’une arracheuse traditionnelle équipée d’un arbre d’arrachage. Dans ce cas, le facteur limitant ne se situe pas vraiment au niveau de l’arracheuse elle-même, mais plutôt au niveau de ce que le broyeur de fanes peut absorber”, explique la marque. Selon Poppe, un broyeur à fléaux équipé d’une vis d’évacuation serait idéal à cet effet. Il peut traiter davantage de matière et évacue les fanes vers le passage de roues. L’andain reste ainsi plus propre et l’arracheuse doit traiter moins de matière.
Un traitement délicat des bulbes sur le premier tapis de tamisage
Des batteurs sont installés sur le premier comme sur le deuxième tapis de tamisage. Sur le premier tapis, Poppe préfère les utiliser à un réglage faible. Il privilégie un mouvement ondulant dans le flux de produit afin de manipuler les oignons avec le plus de précaution possible.
Sur le deuxième tapis, les mottes de terre restantes sont éliminées plus activement par les batteurs. Cela évite que les oignons ne rebondissent trop sur le premier tapis. Les deux batteurs peuvent être réglés séparément. En option, ces réglages peuvent être commandés électriquement depuis le tracteur.

Développement d’une version de trois mètres de large
Agri Poppe réfléchit également au développement d’une version de trois mètres de large, qui pourrait être particulièrement intéressante dans les sols plus légers. “À trois mètres, la différence avec un arbre d’arrachage devient encore plus importante. On a beaucoup moins de poids au relevage et on a besoin de moins de puissance de traction. Mais pour les sols argileux, nous trouvons que 2,25 mètres constituent actuellement une très bonne largeur”.
Même dans une argile dure et non irriguée, la machine reste performante selon Poppe. Dans de telles conditions, la présence de mottes dures susceptibles d’endommager les oignons reste évidemment un facteur à prendre en compte. La situation est comparable avec les arracheuses classiques. Le système à disques continue toutefois à ramasser et à faire avancer la terre.
Texte et illustrations : Jan Geert Vedelaar

