Le Comité du Lait (CdL) a présenté les chiffres de la production laitière wallonne pour le premier semestre 2026. Les livraisons affichent une hausse de 14,5 % par rapport à la même période de 2025. Le mois de juin marque toutefois un léger recul, expliqué par les fortes chaleurs.
La production laitière totale en Wallonie au cours du premier semestre 2026 s’est élevée à 728 782 000 litres, contre 636 420 000 litres au premier semestre 2025, soit une augmentation de 14,5 %. Il est à noter que cette hausse est assez générale et ne s’explique pas par la présence de quelques grosses exploitations.

Une production de lait en hausse
Les livraisons mensuelles montrent également que la forte hausse de production observée fin 2025, notamment en raison du retard des vêlages lié à l’épisode de FCO, se poursuit logiquement au cours du premier semestre 2026. On observe toutefois une baisse des livraisons en juin, explicable, au moins en partie, par la période de fortes chaleurs, qui a eu une influence évidente sur la production. Il est à noter que cette tendance est observée chaque année.

La production moyenne mensuelle par exploitation suit également cette évolution, comme l’indique le graphique ci-dessous. Elle s’est établie à 55 000 litres par mois au premier semestre 2026, contre 46 766 litres par mois sur la même période en 2025 et 47 635 litres par mois sur l’ensemble de l’année 2025.

L’effet des fortes chaleurs
Du 17 au 28 juin, nous avons connu un épisode de canicule important et particulièrement précoce. Durant cette période, nous avons constaté, avec un très léger décalage, une baisse des volumes collectés, comme l’indique le graphique ci-dessous.

Cet épisode de fortes chaleurs a également eu un effet sur le taux d’urée, qui a significativement augmenté, ainsi que sur la cryoscopie, qui a en moyenne très légèrement diminué. Les scientifiques connaissent ces effets des fortes températures et en expliquent les mécanismes physiologiques.
Ces derniers temps, des producteurs et leurs conseillers interpellent régulièrement le CdL au sujet de l’urée, en lui faisant part d’importantes fluctuations qu’ils constatent. Celles-ci sont probablement dues, en grande partie, à la situation climatique et à ses conséquences actuelles.
Cet épisode n’a, en revanche, eu aucun effet significatif global sur le taux cellulaire. Il s’agit bien sûr ici de moyennes, qui traduisent des tendances globales et peuvent masquer des situations individuelles très différentes.
Texte et infographies : Comité du Lait · Illustration : Collège des Producteurs

